Conditioning Est

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La croyance ou l'incroyance en Dieu est un choix inevitable

La croyance ou l'incroyance en Dieu est un choix inevitable

 

Le choix est libre et volontaire :

Nous pouvons présumer dans cet article que le choix est libre ainsi que volontaire.

Le choix est libre dans le sens que chaque individu adulte et sain peut faire son choix en toute liberté sans compulsion ni contrainte.

Nous assumons que bien que l'influence ainsi que les pressions peuvent influencer la décision du choix, l'individu à toujours la liberté de choisir ses convictions.

La décision reste dépendante de la possibilité de penser et de sentir qui sont des états intérieurs propres à l'individu.

La pensée ainsi que le sentiment sont des cas confinés à un domaine totalement privé et isolé de l'extérieur.

L'esprit, l'âme, la personneprennent une décision, la conviction d'une idée, ou un sentiment  reste entièrement la propriété du penseur, ou de celui qui le ressent.

L'esprit reste, à ce jour, impénétrable car inaccessible au contrôle et en quelque sorte   « immunisé » contre les influences extérieures.

Jean Jacques Rousseau a exprimé son état d'esprit en face de la croyance pendant les différentes périodes de sa vie : « J'ai cru dans mon enfance par autorité, dans ma jeunesse par sentiment, dans mon âge mûr par raison, maintenant je crois parce que j'ai toujours crû» (1)

Ici on observe le choix libre et volontaire du sentiment d'abord et de la raison ci-après.

Bien que dans une société traditionnelle juive, chrétienne ou musulmane l'influence sur l'individu et les pressions sont sans doute énormes, je tiens à dire que cet individu reste toujours libre d'accepter ou de rejeter les idées, ou les sentiments imposés.

La probabilité qu'un individu, né et élevé dans un milieu fortement juif ou musulman, adhère à la croyance pratiquée dans son entourage est plus forte que si cet individu était né dans un milieu totalement athée.

Mais malgré les circonstances, les conditions et les critères de l'influence et la pression sur l'individu de la naissance jusqu'à la mort, cet individu sont libres de décider pour lui-même et choisir ses convictions ainsi que ses sentiments.

La volonté de l'individu détermine le but exercé par la liberté de l'individu.

La volonté est considérée ici comme la détermination psychologique pour affirmer une idée ou un sentiment. Le rôle de la liberté est de choisir entre les idées ou des sentiments ou des

convictions et une fois  que le choix est accompli la volonté détermine le choix.

Les deux aspects de la personnalité individuelle sont liés étroitement à l'un ou l'autre mais ils ne sont pas les mêmes.

La liberté du choix peut être, ou ne peut pas être, déterminée par la volonté. La volonté est l'étape finale concluant à une décision.

Le point de vue de Spinoza que la volonté, entendue comme le pouvoir de se mettre en dehors de l'enchaînement des causes et des effets est une illusion non acceptée dans le choix.

Descartes considère la volonté comme  n'étant  véritablement libre que lorsqu' elle est éclairée par l'entendement, en revanche, une telle volonté comme pouvoir humain de choix, n'existe pas, pour Spinoza. Pour Descartes l'homme a le pouvoir de faire ou de ne pas faire.

Ce choix n'implique aucun arbitraire. Descartes considère l'« indifférence », qui fait osciller d'un coté ou de l'autre, sans que l'on penche pourtant vers l'un que vers l'autre, est le plus bas degré de la liberté.

Il considère que l'entendement d'éclaircir la liberté et donc la décision du choix est pris en parfaite connaissance de cause.

Spinoza, en revanche, ne situe pas la liberté dans un libre décret mais dans une libre nécessité. Pour Spinoza l'homme n'a pas la volonté de faire ou de ne pas faire.

L'homme qui considère, à tort, qu'il est au-dessus des lois de la nature assume un préjugé finaliste poussant à croire que tout est fait pour lui dans la nature. Pour Spinoza l'homme est libre quand il connaît qu'il existe et agit de façon déterminée comme tout être fini dans la nature.

Kant présuppose le double caractère de l'homme. Si, par son caractère sensible, l'homme est subordonné au déterminisme naturel, par son caractère intelligible il est entièrement libre et ses actions lui sont imputables. (2)

Pour Sartre, l'homme est condamné à être libre. Dans le cas où il se trouve être le « projet premier » de lui-même, l'homme choisit entièrement sa vie : il n'existe aucune valeur a priori susceptible de justifier ses actes. De cette liberté sans fondement, l'homme ne peut prendre conscience que dans l' « angoisse ». (3)

Dans mon optique je considère que le « choix » en tant qu'un effet de la confrontation entre l'esprit et le monde, et donc l'entendement, est toujours libre.

Spinoza considère Dieu, comme Aristote et Leibniz, une cause éternelle, émanant et efficiente de toutes choses, y compris de la pensée, mais il considère absurde d'imaginer que le monde a été créé par un acte libre de la volonté divine.

« Dieu c'est la nature » proclamé par Spinoza reste une hypothèse sans appuis ni évidences. Ce point de vue où Spinoza fusionne la cause et l'effet, Dieu et la nature, est contraire aux préceptes religieux qui selon les trois Ecritures considèrent la nature « le monde », comme une manifestation, une oeuvre de la volonté de Dieu, une création, définitivement à part de Dieu, car Dieu a préexisté avant la nature.

Pour son argument Spinoza a éliminé les textes religieux et donc trouvé la liberté pour avancer sa conjecture représentant son point de vue. Spinoza choisit son point de vue en rejetant la religion, et cela indique la liberté de l'homme ainsi que sa volonté.

L'homme, en tant qu'un « être humain », ne peut pas être réduit à une « machine », où les caractéristiques de liberté et de volonté séparent les deux.

Dans la tension entre les optiques considérant l'homme comme une machine de production, et les optiques considérant l'homme comme un être humain, réside un problème majeur entre l'automatisme- mécaniciste et le vitalisme.

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1. Jean Jacques Rousseau, lettre du 15 janvier 1769. Œuvres, Paris, 1820. t. xx, p. 162.

2. Kant, Critique de la raison pure, P.U.F, 8e éd, 1975, p. 405-406.

3. Jean Paul Sartre, L'Etre et le Néant, Gallimard, 1943.

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admin posted at 2009-5-28 Category: home improvement